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Sunday, July 05, 2009

Sommet de l’Union Africaine : en attendant la révolution verte en Afrique

PAR ANTONIO MONJA

Nouveautés, controverses et divisions

Les dirigeants africains ont clôturé, ce vendredi, le 13ème sommet de l’Union Africaine (UA), qui s’est tenu entre le 1er et le 3 Juillet 2009 à Syrte en Libye, après s’être mis d’accord sur la transformation de la Commission de l’Union Africaine (CUA) en « Autorité africaine », et sur une résolution de « non-coopération » avec la Cour pénale internationale (CPI) pour l'arrestation du président soudanais Omar el-Béchir.

« Concrètement, la nouvelle Autorité va simplifier la structure de l’UA en étendant ses pouvoirs en matière de défense, d’échanges internationaux et de diplomatie. C’est un accord obtenu au forceps mais qui permet d’entretenir le rêve d’un gouvernement fédéral africain », explique le journal panafricain Les Afriques.

« Dans sa résolution, le sommet de l'UA reproche notamment au Conseil de sécurité de l'ONU de ne pas avoir répondu à sa demande de suspendre les poursuites contre Omar el-Béchir. En conséquence, il a été décidé que les Etats membres de l'UA "ne coopéreront pas" avec la CPI "dans l'arrestation et le transfert" du président soudanais », rapporte la chaîne de télévision française d’information internationale France 24.

Bien que cette dernière nouvelle promette de faire le plus de bruit dans les medias, le sommet a aussi discuté du changement climatique, des conflits et des différends qui touchent le Darfour au Soudan, la Somalie, Madagascar, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo (RDC) et la Mauritanie.

Malheureusement, les divisions autour de la question de l’intégration politique africaine ont éclipsé le thème principal du sommet, « Investir dans l’Agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire ».

Pourtant, ce ne sont ni les déclarations officielles ni les mauvaises nouvelles qui ont manqué de rappeler aux dirigeants africains l’importance stratégique du secteur agricole.

Lors de la cérémonie d’ouverture du sommet, Mme Asha-Rose Migiro, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, a souligné que l’agriculture a toujours été la pierre angulaire du développement de toute région. Investir dans l’agriculture, a-t-elle dit, crée des emplois, appuie la croissance économique ainsi que la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le choix du thème est bien le résultat d’une préoccupation commune des états membres de l’UA, née suite à la crise alimentaire et économique mondiale de l’année dernière. Les dernières estimations publiées le 19 juin 2009 par l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, font état d’1 milliard 20 millions de personnes victimes de la faim dans le monde et de 265 millions en Afrique subsaharienne ; ce qui correspond à un nouveau record historique (lire à ce sujet cet article).

En 2003, avec la Déclaration de Maputo, les dirigeants africains se sont engagés à allouer 10 pourcents de leurs budgets nationaux à l'agriculture d'ici à 2008 comme faisant partie de leurs efforts de réaliser le premier des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) - réduire l'extrême pauvreté et la faim.

Aujourd’hui, seulement six pays ont atteint cet objectif, avec la moyenne des dépenses pour l'agriculture au sein de l'Union africaine tournant autour de cinq à six pourcents.

Il était donc bien légitime de s’attendre de la part des dirigeants africains d’une plus grande mobilisation autour de ce sujet brûlant.

Portrait du secteur agricole en Afrique

D’après les conclusions du dernier Rapport économique sur l'Afrique 2009, publié conjointement par l’UA et la Commission économique pour l'Afrique des Nations unies (CEA), le secteur agricole est largement sous-financé alors qu’il produit 25 à 35 pourcents du produit intérieur brut (PIB) africain et fournit près de 60 pourcents des emplois en Afrique.

Selon Jeffrey D. Sachs, économiste américain et directeur de l'Institut de la Terre à l'université de Columbia (New York), les rendements alimentaires en Afrique sont d’environ une tonne de graines par hectare de terre cultivée. Cette donnée n’a pratiquement pas changé depuis plus de 50 ans et représente environ un tiers des rendements obtenus dans le reste du monde. Dans les autres régions à faible revenu, Chine et Inde inclus, l'introduction de semences à haut rendement, d'engrais et d'irrigation à petite échelle augmenta la productivité alimentaire au milieu des années 60 et permis de réduire de moitié la proportion de personnes souffrant de faim. C’est ce qu’on désigne communément comme étant la « révolution verte ».

Un décollage similaire en Afrique sub-saharienne est une urgence mais aussi une possibilité réelle.

D’après Norman Borlaug, agronome américain considéré comme le « père » de la révolution verte et Prix Nobel de la paix en 1970, l’agriculture était au cours de la période 1944-1970 au centre de l’agenda global de développement. Les forces motrices de cette révolution étaient : la recherche et développement (R&D), le courage politique, les politiques efficaces et la bonne gouvernance.

La Banque Mondiale dans son « Rapport sur le développement dans le monde 2008: L’agriculture au service du développement » fait le point sur le secteur agricole et son potentiel pour un futur développement durable. Norman Borlaug fait remarquer que ce rapport arrive 25 ans après la dernière parution sur le thème de l’agriculture ou le développement rural. Entre temps, le bilan n’a pas été fameux ; surtout pour l’Afrique.

L’Afrique sub-saharienne est aujourd’hui la région du monde où le développement agricole est le plus anémique. Selon Norman Borlaug, une comparaison avec la révolution verte en Asie est très instructive sur le sujet.

Tout d’abord, la plupart des aliments en Afrique sont produits dans des conditions pluviales souvent proches de la sécheresse, alors que les deux tiers de l'approvisionnement alimentaire en Asie proviennent de terres irriguées. En Afrique, les exploitations agricoles sont souvent isolées des voies de communication alors qu’en Asie, les réseaux routiers et ferroviaires sont plutôt décents. En Afrique, on trouve peu de systèmes de soutien des prix pour les intrants ou les produits agricoles alors qu’en Asie, l’intervention de l’Etat a été très forte. Finalement, l’engagement politique en faveur du développement agricole et rural en Afrique, en termes de pourcentage de dépenses publiques allouées au secteur, est beaucoup plus faible qu’il ne l’a été auparavant en Asie.

Comme le fait remarquer Robert Paarlberg, auteur de « Starved for Science: How Biotechnology Is Being Kept Out Of Africa », sans la science agricole moderne la production alimentaire en Afrique a dangereusement chuté derrière la croissance de la population. En effet, la production agricole totale par habitant de nos jours a chuté de 19 pourcents par rapport au niveau de 1970. Par ailleurs, approximativement les deux tiers de la population africaine travaillent sur des petites fermes et souvent n’arrivent pas à produire assez pour nourrir leurs familles. Par conséquent, de plus en plus d’africains dépendent aujourd’hui de l'aide alimentaire extérieure.

Le besoin de l’Afrique en modernisation agricole a été complètement ignoré par les gouvernements africains et les organisations d’aide internationale. Robert Paarlberg identifie comme causes principales de la baisse drastique de l’aide à l’agriculture depuis les années 80 : la forte productivité dans le reste du monde, l’opposition croissance des élites urbaines des pays riches aux techniques agricoles basées sur la science, et le sacrifice de l’agriculture dans le budget des gouvernements africains nouvellement convertis à la discipline budgétaire.

L’ironie du sort est que les cultures en Afrique sont devenues de facto « biologiques » : absence de mécanisation, d’engrais, de pesticides, de variétés à haut rendement et d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Bref, des cultures pauvres et peu productives mais authentiquement « bios ».

Cela n’empêche pas certaines organisations non-gouvernementales (ONG) et personnalités publiques telles que Les Amis de la Terre et le prince Charles, prince de Galles, de prêcher la voie « biologique » aux Africains. Robert Paarlberg rétorque que ce n’est pas ainsi que les agriculteurs européens ont échappé à la pauvreté dans le passé. Aujourd’hui encore, seulement 4 pourcents des cultures en Europe sont biologiques, et moins de 1 pourcent aux Etats Unis.

Vers une révolution verte en Afrique

Le concept de révolution verte africaine n’est pas nouveau. Cette idée était dans l’air depuis des décennies. Elle a été tentée sans totalement être mise en œuvre, et finalement elle a été ratée. Cependant, depuis quelques années elle est revenue sur le devant de la scène du développement grâce, entre autres, à l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.

D’après Josué Dioné, directeur de la division du développement durable de la CEA, un des obstacles majeurs au déclenchement de la révolution verte en Afrique est la diversité des zones agroécologiques, des systèmes de culture et des contextes socio-culturels dans la région. Cela signifie que différentes versions de la révolution verte devront être conçues pour s’adapter aux différents contextes africains. Cependant, comme le souligne Josué Dioné, les principes de conception doivent rester les mêmes : scientifiquement valable, économiquement viable, respectueux de l'environnement, socialement acceptable et gérable par les communautés agricoles africaines.

En tenant compte des expériences asiatiques et de la prise de conscience environnementale, certaines personnalités publiques telles que l’ex-president de la Fondation Rockefeller, Gordon Conway, parlent aujourd’hui du besoin d’une révolution « doublement » verte qui serait une seconde transformation de l’agriculture. Conway soutient dans son livre, « The Doubly Green Revolution: Food for All in the Twenty-First Century », qu’une révolution « doublement » verte mettrait l'accent autant sur la conservation que sur la productivité.

C’est dans cet esprit que les Fondations Bill & Melinda Gates et Rockefeller ont mis en place en 2006 l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), et ont nommé en 2007 l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, comme premier président de l’organisation.

L’AGRA, dont le siège se trouve à Nairobi (Kenya), a pour but d’aider des millions de petits agriculteurs africains et leurs familles, à sortir de la pauvreté et de la faim par une amélioration durable de la productivité et des revenus agricoles tout en protégeant l’environnement et la biodiversité.

Ce renouveau du concept de révolution verte en Afrique n’a pas manqué d’attirer les foudres des extrémistes écologistes tels que l’ONG Food First, Mamadou Goïta, directeur exécutif de l'Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement (IRPAD) au Mali, ou encore la militante Vandana Shiva. Leurs critiques se basent principalement sur un nouveau genre d’obscurantisme (savoirs « traditionnels » contre science agricole moderne et biotechnologie), de populisme (« petits » paysans contre multinationales agroalimentaires), et de romantisme/idéalisme de la vie rurale (société pré-industrielle contre la société industrielle).

Entre temps, les bénéficiaires des premiers vagues de la révolution verte tels que l’Inde et la Chine, proposent aujourd’hui aux pays africains leur aide dans plusieurs domaines du développement agricole et rural.

Parmi les pays africains qui contribuent aujourd’hui au renouveau de la révolution verte, il faut saluer le succès récent du Malawi (lire à ce sujet cet article) et du Mozambique.

Par ailleurs, au cours du 19ème Forum économique mondial (WEF) sur l'Afrique qui s’est tenu du 10 au 12 Juin 2009, il a été souligné que les gouvernements africains devraient ouvrir les marchés régionaux aux produits agricoles provenant du reste du continent, et tenir leur promesse de dépenser 10 pourcents de leurs budgets pour l'agriculture.

Espérons que les discussions politiques sur l’agriculture et la sécurité alimentaire ne se soient pas arrêtées lors de ce 13ème sommet de l’UA, et qu’elles profiteront de cette crise économique mondiale pour finalement placer l’Afrique sur les rails de la révolution verte.

Lisez la suite de “Sommet de l’Union Africaine : en attendant la révolution verte en Afrique”

Monday, June 29, 2009

La transformation numérique de l’Afrique

Par ANTONIO MONJA.
Des avancées importantes touchent les télécoms africaines.

Le lancement du câble sous-marin en fibre optique Seacom le 23 Juillet 2009 (prévu tout d’abord pour le 27 Juin 2009 mais retardé à cause de l’augmentation des activités de piraterie autour de la Corne de l’Afrique) annonce une imminente secousse sismique dans le paysage des télécoms africaines en connectant pour la première fois les pays de l’Afrique de l’Est et australe (Kenya, Tanzanie, Madagascar, Afrique du Sud, etc.) au reste du monde (Grande-Bretagne, France, Arabie Saoudite, Inde, etc.).

Seacom ne sera pas seul à causer un séisme dans le paysage des télécoms africaines. En effet, le lancement d’autres câbles est prévu dans les années à venir.

Tout d’abord, il y a l’Eastern Africa Submarine Cable System (EASSy) qui devrait être lancé en 2010 et qui devrait également connecter les pays de l’Afrique de l’Est et du Sud au reste du monde.

Ensuite, il y a le système Main One qui devrait aussi être complété en 2010 et qui devrait relier cette fois-ci les pays de la cote Ouest africaine en partant de l’Afrique du Sud jusqu’au Portugal.

En 2011, il est prévu que le West African Cable System (WACS), le plus important des câbles en développement avec une valeur de 600 millions de dollars américains, sera opérationnel et reliera les pays de l’Afrique de l’Ouest et australe avec l’Europe.

Le câble Africa Coast to Europe (ACE) qui à l’origine devait s’étendre de la France jusqu’au Gabon, a été rallongé depuis jusqu’en Afrique du Sud ; connectant ainsi toute l’Afrique de l’Ouest. Sa mise en opération est prévue également pour 2011.

Finalement, deux autres câbles vont accroître la capacité sur le reste du continent plus tard cette année. Le réseau GLO-1 de l’opérateur nigérian Globacom, devrait connecter le Nigeria au Royaume-Uni, alors que la liaison The East African Marine System (TEAMS) devrait relier le Kenya aux Emirats Arabes Unis.

On peut voir sur Many Possibilities une carte des câbles sous-marins en fibre optique autour de l’Afrique ainsi que des données sur les différents projets.


Impacts

La mise en opération de sept câbles dans les deux prochaines années devrait révolutionner le monde des télécoms africaines.

En effet, selon le magazine britannique The Economist, l’arrivée d’Internet haut débit et la compétition entre les différents câbles devraient permettre la réduction des tarifs et la création de nouvelles entreprises.

Par exemple, la Corne de l’Afrique est encore aujourd’hui l’un des derniers endroits peuplés de la planète qui n’a pas une connexion adéquate au web. A la place du câble en fibre optique qui permet de passer des appels téléphoniques moins chers et de surfer aisément sur You Tube, sa population de 200 millions d’habitants est obligée d’utiliser la connexion internet par satellite. D’où le maintien des tarifs surélevés sur les appels téléphones internationaux et la lenteur de l’accès à Internet.

Avec une masse de jeunes anglophones vivants à une heure ou deux des fuseaux horaires européens, l’Afrique de l’Est devrait être bien placée pour concurrencer l’Inde et le Sri Lanka en ce qui concerne les jobs de back-office dans les multinationales.

Par exemple, en Afrique du Sud le secteur de l’externalisation des processus d'affaires a longtemps exigé la réduction des tarifs pour la simple raison que le coût élevé des télécommunications freine l’arrivée dans le pays d’investisseurs potentiels. Selon les opérateurs du secteur, ce coût peut être jusqu'à plus de 500% supérieur à celui des autres pays émergents ; ce qui rend l’Afrique du Sud bien moins compétitive que ses concurrents dans l’externalisation des processus d'affaires.

Le magazine The Economist rapporte qu’un certain nombre de centres d'appel ont déjà fait leur apparition sur le marché et devraient augmenter rapidement lorsque les câbles seront opérationnels. Ce sont cependant les compagnies de téléphonie mobile, et non les cafés Internet, qui devraient connaître la croissance la plus marquée. On s’attend en particulier à une augmentation du nombre et de la qualité des appareils.

Selon les prévisions, dans très peu d’années même les africains les plus pauvres pourront avoir accès au savoir, aux informations et au divertissement grâce à des copies de téléphones « intelligents » tels que l’iPhone. Cela prouverait être une avancée économique mais aussi politique considérable, étant donné que l’information sera désormais partagée entre les gens de façon « horizontale » et non plus « verticale » à travers les medias traditionnels.

Finalement, il est à noter l’impact culturel considérable qu’aura cette évolution technologique sur les populations africaines en leur permettant d’accéder à des influences culturelles différentes. Cela devrait favoriser grandement les phénomènes de « métissage culturel » et les expériences « duraliennes ».


Opportunités

Toujours selon le magazine The Economist, le Rwanda devrait sortir gagnant de ses derniers développements numériques. En effet, son président, Paul Kagame, a misé sur Internet et les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) pour accélérer le développement du pays en octroyant des concessions aux compagnies de logiciels. Cependant, le Kenya veut aussi sa part du gâteau. Son gouvernement a aboli récemment les taxes de vente sur les ordinateurs et sur les nouveaux téléphones portables. Il a aussi concédé aux entreprises l’élimination des coûts d’achat de bande passante dans l’espoir qu’elles dominent le marché Internet régional. Cela pourrait très bien motiver les autres pays voisins à faire pressions sur les compagnies pour baisser leurs tarifs.

Selon les « Perspectives économiques en Afrique 2008/09», document annuel publié conjointement par la Banque africaine de développement, le Centre de développement de l’OCDE et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, le continent se verra impacté par la crise mondiale cette année. Les analystes estiment que la croissance ne sera que de 2,8% cette année, alors qu’elle dépassait les 5% ces cinq dernières années. C’est seulement en 2010 qu’elle devrait rebondir à 4,5%.

En ces temps de crise, les NTIC demeurent tout de même un des secteurs les plus porteurs en Afrique. D’après les propos de Laura Recuero Virto, économiste au Bureau Afrique et Moyen-Orient au Centre de développement de l’OCDE, depuis « fin 2008-début 2009, d’importants contrats continuent à être conclus, notamment au Togo, au Burkina Faso, en Namibie, au Mali, en Ouganda et au Rwanda. On retrouve le schéma de la crise des nouvelles technologies de 2000-2001 : le continent qui était alors le plus épargné au regard des investissements, c’était l’Afrique. Et c’est à nouveau le cas. Si on regarde les engagements sur les investissements privés en Afrique, 44% de ces investissements se disent non impactés par la crise. Or, si on regarde l’Europe et l’Asie centrale, il n’y a que 9% qui se disent non impactés. Le reste est soit annulé, soit retardé. »

Selon le journal Les Afriques, le continent devient rapidement une alternative intéressante pour les entreprises européennes qui cherchent à délocaliser des services dans les pays à bas coûts. Pour preuve : sept pays africains figurent parmi les 50 destinations « offshore » les plus attractives pour les activités de services, selon l’édition 2009 du rapport Global Services Location Index (GSLI), élaboré par le cabinet américain de conseil en stratégie A.T. Kearney.

En 2004, année du lancement de la première édition, seule l’Afrique du Sud avait été citée parmi les destinations les plus intéressantes dans l’ « offshoring ». Selon le nouveau rapport publié fin mai, parmi les sept challengers africains sur ce marché mondial estimé à 55 milliards de dollars en 2008, cinq d’entre eux ont considérablement amélioré leur classement par rapport à 2007. Si l’Asie se positionne toujours dans les cinq premières places, l’Egypte a fait une entrée fracassante dans le top dix mondial. Ce pays d’Afrique du Nord a gagné sept places pour arriver au 6e rang, juste derrière les géants asiatiques (Inde, Chine, Malaisie, Thaïlande et Indonésie).

Classée 27e il y a deux ans, le Ghana s’est hissé à la 15e position. La Tunisie a gagné neuf places pour se classer au 17e rang, alors que le Sénégal est passé de la 39e à la 26e place. Le Maroc (30e) a gagné, pour sa part, six places et l’Ile Maurice a préservé sa 25e position. Un petit bémol toutefois : l’Afrique du Sud (39e) a reculé de huit rangs en comparaison avec le classement 2007.

Pour les experts du cabinet A.T. Kearney, qui utilisent 43 critères regroupés en trois catégories (qualité et disponibilité de la main-d’œuvre, attractivité financière et environnement des affaires) pour mesurer la capacité des pays à attirer les délocalisations, l’Afrique a largement profité, aux côtés de plusieurs pays du Moyen-Orient, de la perte de vitesse des pays d’Europe de l’Est. Ces anciens hubs mondiaux de l’offshore ont vu, ces dernières années, leurs avantages compétitifs s’amenuiser sous l’effet de l’augmentation des salaires et de l’appréciation de leurs monnaies face au dollar. L’écart entre les coûts de production des ces destinations offshore traditionnelles et ceux des pays développés s’est ainsi amoindri.

La percée réalisée par l’Afrique s’explique aussi, selon les experts du cabinet américain, par une nette amélioration des infrastructures télécoms et une augmentation des zones dédiées à l’offshore, assorties de conditions fiscales et d’accès au foncier avantageuses. Des versions de Bangalore à l’africaine comme Rabat Technopolis et Casanearshore Park au Maroc ou encore la Technopole El Ghazala en Tunisie, ont connu un succès considérable ces dernières années.

L’Afrique a, par ailleurs, marqué des points au niveau de la qualité et la disponibilité de la main-d’œuvre. Dans ce chapitre, l’Egypte, la Tunisie, le Maroc, le Ghana et le Sénégal sont aujourd’hui mieux notés par A. T. Kearney que la Hongrie, la Slovaquie et l’Estonie. Cet atout devrait permettre, selon les experts, à plusieurs pays africains de « redessiner la carte mondiale de l’offshoring » durant les années à venir.


Attentes

Il faut espérer que les gouvernements africains saisiront les opportunités créées par les récents développements numériques, pour mettre en place les conditions nécessaires à la création d’économies modernes et compétitives. Selon les termes de Paul Collier, économiste à l’université d’Oxford, cela correspond à augmenter la capacité à investir de façon productive ; c'est-à-dire « investir dans l’investissement ».

Les pays africains doivent se rendre compte que le développement économique à travers les exportations de produits manufacturés légers demandant une forte intensité de main-d'œuvre, trouve ses limites dans la forte concurrence des pays asiatiques et le manque d’infrastructure (routes, ports, etc.). Le succès de l’Inde dans les NTIC est là pour nous rappeler que les pays en voie de développement peuvent aussi baser leur croissance économique sur le secteur des services.

Voir le diaporama Ten Things You Didn't Know About ICTs and African Development
Il est donc crucial que dans les prochaines années le secteur des services soit libéralisé que ce soit dans le cadre de l’OMC ou l’Union Européenne, afin que l’Afrique profite de nouvelles vagues de délocalisations. A cette occasion, il sera important que les gouvernements africains ne cèdent pas aux pressions protectionnistes venant des pays riches.

Autres références non inclues dans le texte
Innovation et nouvelles technologies en Afrique


Lisez la suite de “La transformation numérique de l’Afrique”

Friday, June 26, 2009

Que Pasa Québec? Festival Ébène-Ivoire

Si vous prévoyez passez le week-end dans la ville de Québec ou que vous souhaitez "fuir" Montréal, rendez-vous à l' Impérial de Québec, demain Samedi 27 juin à 20h, où se déroulera le Festival Ébène-Ivoire.

La musique de Gage, Lorraine Klassen, diva de la world music, d'Olivier Cheuwa et la danse latine de Salsa Attitude rythmeront cette soirée organisée par de jeunes bénévoles et parrainée par Dean Bergeron, champion du monde paralympique.

Cet événement, qui se présente comme un hymne à la diversité et à l'inter-culturalisme dans la ville de Québec , permettra de venir en aide à l'association Daara de Malika qui travaille auprès des enfants de la rue au Sénégal en les aidant à se réinsérer dans la société.


Prix du billet: 20$ (plus frais d'administration)

www.daarademalika.fr.gd


Impérial de Québec
252, rue saint-Joseph Est
Québec
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Wednesday, June 24, 2009

Nouveau triste record et le retour des subventions agricoles en Afrique

Nous accueillons dans l'équipe Duralienne un nouveau collaborateur de choix: Antonio Monja. Né à Minsk (Bélarus) de mère Biélorusse et de père Malgache, il a passé son enfance à Antananarivo (Madagascar) et son adolescence à Rome (Italie). Formé à l’école française, il fait ensuite des études universitaires de premier cycle en administration des affaires et finance à l’Université du Québec à Montréal avant de se déplacer à nouveau, cette fois ci en Angleterre pour y compléter sa formation avec un diplôme de deuxième cycle en économie à l’University of Warwick. Rien à dire, Antonio Monja est un véritable duralien Confronté à différents courants culturels tout au long de sa vie, il a démontré son intérêt pour Durala sur le groupe Facebook qu'il anime avec des sujets passionnants et continue l'aventure sur le blog. Ses articles font le point sur la situation économique et politique du continent mais également sur la culture duralienne comme vous pourrez le voir sur cette discussion à laquelle je vous invite à participer!

De nouvelles estimations publiées par la FAO
Par ANTONIO MONJA

Selon de nouvelles estimations publiées le 19 juin 2009 par l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (connue sous le nom courant de FAO pour Food and Agriculture Organization), la faim dans le monde atteindrait un niveau historique en 2009 puisque l'humanité comptera 1 milliard 20 millions de personnes victimes de la faim.

La récente aggravation de la faim dans le monde n'est pas le résultat de mauvaises récoltes au niveau mondial. Elle est une conséquence de la crise économique mondiale qui a entraîné baisse des revenus et pertes d'emplois, réduisant ainsi l'accès des pauvres à la nourriture, indique la FAO. «Un mélange dangereux constitué par le ralentissement de l'économie mondiale et la flambée persistante des prix des denrées alimentaires dans de nombreux pays a fait sombrer dans la faim et la pauvreté chroniques quelque 100 millions de personnes de plus par rapport à l'an dernier», a déclaré M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO.
«La crise silencieuse de la faim - qui touche un sixième de l'humanité - représente une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales. Nous devons de toute urgence dégager un large consensus sur l'éradication totale et rapide de la faim dans le monde et prendre les mesures nécessaires à cet effet.» «La situation actuelle de l'insécurité alimentaire mondiale ne peut pas nous laisser indifférents», a ajouté M. Diouf.

Les pays pauvres, a souligné M. Diouf, «doivent recevoir les soutiens nécessaires en matière de développement, d'économie et de politique afin d'accroître leur production et leur productivité agricoles. Les investissements dans l'agriculture doivent être largement augmentés car, pour la majorité des pays pauvres, la bonne santé de ce secteur est fondamentale pour surmonter la pauvreté et la faim et constitue aussi une condition préalable à la croissance économique générale».

La faim gagne du terrain
Si des progrès appréciables ont été accomplis pour réduire la faim chronique dans les années 1980 et la première moitié des années 1990, la faim a regagné du terrain, lentement mais sûrement, durant la dernière décennie, selon la FAO.
Le nombre des personnes souffrant de la faim a augmenté entre 1995-97 et 2004-06 dans toutes les régions, à l'exception de l'Amérique latine et des Caraïbes. Mais même dans cette région, les avancées obtenues en matière de réduction de la faim ont été inversées par la flambée des prix et la crise économique mondiale actuelle.
Cette année, compte tenu essentiellement des chocs de la crise économique et des prix des denrées alimentaires souvent élevés au plan national, le nombre des victimes de la faim devrait augmenter globalement d'environ 11 pour cent, selon les projections de la FAO qui s'appuient sur une étude menée par le Département de l'agriculture des Etats-Unis.
La quasi-totalité des personnes sous-alimentées de la planète vivent dans les pays en développement : 642 millions de personnes en Asie et le Pacifique; 265 millions en Afrique subsaharienne; 53 millions en Amérique latine et les Caraïbes; 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord; et 15 millions au total dans les pays développés.

L’agriculture à l’ordre du jour
Selon Javier Blas, correspondant au Financial Times, cette alarme sonne juste après que la FAO et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont fait savoir plus tôt dans la semaine que les prix mondiaux des produits alimentaires devraient augmenter de 10 à 30 pour cent au cours des 10 prochaines années au dessus de leur moyenne de 1997-2006 ; tout de même moins que prévu étant donné la baisse de la croissance économique et des prix de pétrole.
L’agriculture, longtemps négligée dans les grands débats politiques, est retournée à l’ordre du jour après la récente crise alimentaire de 2007-08 pendant laquelle la hausse record des prix des denrées telles que le blé et le ris a provoqué des émeutes de la faim allant d’Haïti jusqu’au Bangladesh en passant par le Sénégal et l’Egypte.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), organisme d'aide alimentaire de l'ONU, est malheureusement forcée de réduire les rations d’aide alimentaire et de fermer certaines opérations du fait que les pays donateurs (États-Unis, Union Européenne, etc.) confrontés chez eux à de fortes pressions fiscales, sont en train de couper leur contribution au financement du PAM. L’organisme avait moins de 1.5 milliards de dollars américains en mi-Juin, alors que le budget requis est de 6.4 milliards. Les bailleurs de fonds ont fait savoir qu’il serait très peu probable que le PAM reçoive la somme requise pour prévenir la faim dans de nombreux pays.

Le retour des subventions agricoles en Afrique
Dans ce climat, il n’est pas surprenant d’apprendre que les gouvernements africains sont de plus en plus favorables à l’instauration de subventions agricoles afin de faire face à la compétition des producteurs agricoles américains et européens qui reçoivent des milliards de dollars en subventions chaque année.
Selon l’article de Steve Kretzmann publié par West Cape News, le message qui ressort du Forum AgriBusiness 2009 ayant eu lieu à la ville du Cap (Afrique du Sud) du 14 au 17 juin 2009, est que la demande des pays donateurs pour un “marché libre” ne doit plus supplanter la course vers une “révolution verte” africaine. Pendant les 4 jours du programme, les plus grands experts du secteur agricole et agro-industriel africain, multinationales, officiels gouvernementaux, banques, organisations internationales, ONG et bailleurs de fonds se sont réunis pour présenter les tendances et solutions récentes, lancer de nouvelles collaborations et financer des projets dans les secteurs agricoles et agro-industriels.
Lors de cette rencontre, le ministre ougandais de l’agriculture, Bagire Henry a fait savoir que pour développer les cultures d’exportations et augmenter les rendements agricoles, les agriculteurs seront organisés en coopératives pour favoriser les économies d’échelle, et que son ministère fournira de l’assistance technique et des subventions aux agriculteurs qui ont les meilleurs pratiques agricoles.
Henry rappela que son pays, l’Ouganda, a déjà commencé à subventionner 30 000 agriculteurs et que 30 000 autres devraient recevoir des subventions d’ici la fin de cette année afin d’atteindre prochainement un objectif d’un million de fermiers recevant de l’aide de l’Etat.
Sur cette question, les chefs d’Etats africains ont certainement été encouragés par le succès du Malawi au cours de ces 4 dernières années dans l’augmentation des rendements du maïs grâce aux subventions pour réduire le coût des engrais et des semences à haut rendement.
Selon l’article de Michael Fleshman publié dans le magazine “Afrique Renouveau”, depuis l’instauration des subventions en 2005, la récolte de maïs du Malawi a plus que doublé pour atteindre 2,7 millions de tonnes l’année suivante. Elle a encore augmenté en 2007 jusqu’à 3,4 millions de tonnes — suffisamment pour nourrir le pays et en vendre des centaines de milliers de tonnes au Programme alimentaire mondiales (PAM) de l’ONU et aux pays voisins. Le pays a même fait don de 10 000 tonnes de maïs au programme alimentaire du PAM destiné aux personnes séropositives.
Selon les propos rapportés par Kretzmann, le président de Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA), Namanga Ngoni, affirma que “ce n’est qu’en Afrique que le mot subvention est un péché.”
Ngoni pense que des subventions ciblées pourraient être utilisées pour réduire le coût de production des agriculteurs afin qu’ils puissent faire face à la concurrence “biaisée” de leurs rivaux européens et américains.
Cependant, selon le directeur de Rainman Landcare Foundation, Raymond Auerbach, les subventions ne sont pas la réponse. Bien qu’elles soient nécessaires, elles devraient avant tout être dirigées vers les fermiers qui s’engagent dans les meilleurs pratiques. Une autre façon de le faire serait selon Auerbach, de pénaliser les agriculteurs qui utilisent des techniques inefficientes et polluantes plutôt que de distribuer des subventions qui pourraient éventuellement fausser le marché.
Michael Morris, économiste de la Banque mondiale et spécialiste des subventions agricoles, a déclaré à “Afrique Renouveau” qu’avec son programme de subventions, “le gouvernement du Malawi fait de nombreuses choses correctement”. M. Morris estime que ces subventions aux engrais absorbent aujourd’hui 60 % du budget de l’agriculture du Malawi. “C’est énorme. Il y a beaucoup d’autres choses — services de vulgarisation, irrigation, recherche — qui sont négligées en conséquence. Il nous faut réfléchir à d’autres possibilités et à d’autres options. Nous devons choisir nos points d’intervention.” Par ailleurs, M. Morris affirme que les programmes de subventions sont souvent mal gérés et sensibles à la corruption. “Ce qui a changé est la reconnaissance que tout simplement sur le terrain les choses ne bougeaient pas. Le secteur privé ne jouait pas son rôle.”
Lisez la suite de “Nouveau triste record et le retour des subventions agricoles en Afrique”

Mokobe: un message aux Duraliens!

Mokobe était à Montréal au mois de Novembre 2008, nous vous le disions ici bit.ly/BsvPf. Nous avons reçu un coucou en direct du Maroc de la part de l’artiste. Il est destiné à tous les duraliens, le voici donc pour vous, en attendant de l’accueillir en studio au cours de son prochain déplacement à Montréal.
Pour plus d'infos faites le durala.com


Lisez la suite de “Mokobe: un message aux Duraliens!”

Que Pasa Montréal ?


A Montréal, la période estivale, n’est qu’une succession ininterrompue de festivals. Il y en a tellement, qu’on peut facilement rater des événements! C’est la musique qui occupe bien sûr l’essentiel des festivités, mais ce n’est pas tout!
Voici une liste non exhaustive (on ne va pas vous mentir) des festivals et des événements susceptibles de plaire à des Duraliens.

1- Festival international Reggae de Montréal (26 au 28 Juin)
Le week-end prochain, au Parc Jean Drapeau, vous pourrez assister au Festival international de reggae de Montréal, qui pour sa sixième édition a invité du lourd ! Anthony B,Sugar Minott (qui est venu à DURALA), Capelton, Ky-Mani Marley et j’en passe, 3 jours pour se faire plaisir et vibrer sur des rythmes reggae dance hall.

2- Empire Isis & Collie Buddz au Café Campus (27 Juin)
Dance Hall, que vous pourrez aussi écouter au Café campus le 27 Juin avec Collie Buddz, (rien que ça !) et Empire Isis, la duralienne gangstress que nous avions eu la chance de recevoir à l’émission.

3- Festival International de Jazz de Montréal (30 Juin au 12 Juillet)
Le « Jazz Fest » a pour son 30 ème anniversaire réuni une liste incroyable de stars. Khady en avait déjà parlé sur son blog. Pour ne citer que des spectacles gratuits, on peut penser à Stevie Wonder en ouverture, des artistes de la scène locale comme Nomadic Massive, Kalmunity, et Souljazz Orchestra. Ce sera Ben Harper qui en fera la clôture.

4- Festival Juste pour rire de Montréal (3 au 26 Juillet)
A u même moment le Festival Juste pour rire, vous permettra de vous muscler les abdos en restant assis. En tête d’affiche nous avonsl’unique Bill Cosby, l’excellent Russel Peters, Thomas Ngijol du Jamel Comedy Club, l’Italien Roberto Benigni, sans oublier Whoopi Goldberg qui animera un gala. Ce festival fait aussi une grande place aux arts de la rue, et à la danse avec deux spectacles à ne pas rater : Bale de Rua (danse et percussions du Brésil) dès le 14 Juillet et JPR Battle (compétition de Breakdance) le 18 Juillet.


5- Festival international de musique Haïtienne de Montréal (8 au 12 Juillet)
La 4ème édition est plus longue que les précédentes, deux jours de plus pour découvrir la musique haïtienne, grâce aux artistes de la « Perle des Antilles », T- Vice, Djakout Mizik, Kreyol-La, Black Parents, Antidote ou encore Emeline Michel dont on fêtera les 20 ans de carrière.

6- Festival International Nuits d’Afrique (14 Juillet au 26 Juillet)
Rendez-vous de la musique africaine par excellence, le FINA revient cette année avec des artistes de renom (Kassav qui fêtera ses 30 ans) mais aussi de jeunes artistes qui mélangent les genres et nous offre de la musique duralienne. On pense par exemple à Makaya Jazz que nous accueillerons prochainement dans nos studios. Vous trouverez les points forts du festival sur le blog de Khady.

7- Festival International de percussions de Longueuil (16 Juillet au 19)
Traverser le fleuve et aller retrouver une ambiance antillaise, en effet cette année la Guadeloupe est à l’honneur, avec carnaval guadeloupéen, classe et ateliers. Un argument imparable pour aller y faire un tour : TOUTES LES ACTIVITÉS SONT GRATUITES!

8- Les Francofolies de Montréal (30 Juillet au 9 Août)
La plus grande célébration de la musique francophone en Amérique sera cette année encore bien assurée grâce aux « Franco ». Plus de 150 spectacles gratuits, et des artistes que nous aimons particulièrement à DURALA : Oxmo Puccino, Rokia Traoré, Toumani Diabaté, Spleen…

9- Osheaga : festival musique et arts (1er au 2 Août)
Parce que les Duraliens, sont aussi des fans de Les idées sont dans l’air et des musiques urbaines. La musique rock et électronique de Osheaga sera vous ravir, avec The Roots, Girl Talk, Jason Mraz ou encore K’naan.

10- Concerts et spectacles en Août
Pour ceux qui penseraient qu’il ne se passe rien en Août à Montréal. On notera les concerts de Lil’ Wayne, John Legend et India Arie, De La Soul. Ainsi que le spectacle Funk- Soul & Motown.

Bon été !
Lisez la suite de “Que Pasa Montréal ?”

Monday, June 08, 2009

Protection de l’environnement : plus qu’un impératif.

L'exemple du Cameroun
(Photo: Chute de la Vina)
par NGONDI JOSEPH MARIE
RCI CLUB MEDIA-CAMEROUN



La communauté internationale a célébré ce 05 juin 2009, la 36e édition de la journée internationale de l’environnement sous le thème : « votre planète a besoin de vous : unissons nous contre les changements climatiques. Une journée dont le mérite est d’inciter tous les citoyens du monde à un engagement critique pour la protection de notre espace vital.

L’on ne saurait plus nier aujourd’hui toutes les atteintes qui affectent notre environnement et qui sont à l’origine de multiples changements climatiques à l’instar du réchauffement de la planète qui fait la une des media. Un réchauffement dont les conséquences sont visibles sur notre climat. Au Cameroun par exemple, où l’on vit sous le climat équatorial et tropical, il est devenu difficile de délimiter les saisons à cause de nombreuses variantes inconnues par le passé. Conséquence des changements climatiques, les saisons de pluies et les saisons sèches se chevauchent aujourd’hui sans véritable logique. Un phénomène qui affecte la pratique de l’agriculture dans un pays où les populations vivent essentiellement des produits de l’agriculture. Certains paysans croyant la saison sèche à son terme, ont vu leur semis complètement brûlés par le soleil ; de même que l’abondance des pluies a provoqué une érosion significative du sol, emportant sur son passage, engrais et humus.

Plus besoin de le dire, notre environnement est en pleine mutation. Feux de brousse, déchets toxiques, déforestation, engrais chimiques, ordures ménagères non collectées et non recyclées, eaux usées non traitées, braconnage et bien d’autres menaces pèsent sur notre environnement.

Plus que par le passé, il est impératif pour tous de se lancer dans cette bataille dans la sauvegarde de notre écosystème. La ratification et l’application du protocole de Kyoto par tous les Etats serait ainsi un gage efficace de survie pour notre planète qui, il faut le reconnaître est véritablement en danger. L’augmentation du niveau des mers est une des conséquences de ces changements climatiques qui, plus d’une fois, ont attristé notre planète. On garde ainsi encore en mémoire, le tsunami tragique de 2006 qui a englouti plus de 230 000 personnes en Asie. On ne manque pas aussi de faire mention de la déglaciation des zones polaires qui progresse d’une manière significative. Autant de phénomènes qui attestent que notre planète a besoin qu’on la protège pour assurer un avenir radieux aux générations futures.

Au Cameroun pour parer à ces impacts environnementaux, le programme « sahel vert » fut lancé dans les années 70, une vaste opération de reboisement qui a porté ses fruits dans les provinces situées au nord du Cameroun, en permettant de contrer la progression du désert.

Pour accroître la conscience environnementale, des clubs environnement sont crées dans les établissements scolaires dans le but de sensibiliser les jeunes à ce combat dont les enjeux sont majeurs. La lutte contre la déforestation suit son cours : des campagnes de reboisement sont lancées durant l’année, campagnes qui consistent le plus souvent à la mise en terre des arbustes. Les populations sont conseillées de faire un usage rationnel du bois de chauffage, largement utilisé au Cameroun dans la cuisson des aliments. La lutte contre le braconnage est accentuée par les autorités de l’Etat . C’est dans ce contexte que plusieurs aires protégées ont été créées. Le Cameroun, grâce à la réserve du Dja, dispose aujourd’hui de la deuxième réserve mondiale en oxygène après la grande forêt amazonienne. La promotion des engrais naturels est une option qui permet aux paysans de conserver la fertilité des sols. La promotion d’un « tourisme vert » est une option qui permet de mettre en exergue le potentiel écologique du Cameroun, Afrique en miniature. Des visiteurs peuvent ainsi découvrir des richesses naturelles variées n’existant plus sous d’autres cieux. Richesses pourtant essentielles pour assurer l’équilibre et la stabilité de notre environnement. La réglementation sur la protection de l’environnement et des écosystèmes appliquée au Cameroun permet une gestion efficace de la faune et de la flore. Un système juridique répressif a même été mis en place. Finie l’époque où l’on pouvait assassiner des espèces protégés pour des fins commerciales en toute impunité. Autant de mesures qui pourraient conduire à un meilleur équilibre de l’écosystème et partant à une prise en charge plus efficiente de notre planète si chaque Etat prend cause pour la protection de notre environnement qui, il faut le reconnaître, est notre raison de vivre, quoiqu’on dise. Il est temps de nous unir, comme nous le conseille le thème retenu pour cette édition de journée de l’environnement. ce n’est que dans cette optique que nous convergerons vers des solutions globales pour faire face aux crises environnementales qui secouent la planète, l’objectif étant de faire de notre planète un endroit où on peut bien vivre ou vivre bien grâce à la productivité des industries et des sols, mais aussi un espace où il fait bon vivre parce que l’on peut y respirer un air pur, dénué de toute substance nocive.

NGONDI JOSEPH MARIE est basé au Cameroun et nous envoie ses opinions et réflexions. Il pose un regard intéressant sur l'actualité internationale. N'hésitez pas à le commenter.
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Friday, June 05, 2009

Madagascar : le jeune loup a des dents bien longues.

Le retour du Blog de Durala.
Après pluuuusieurs semaines de silence nous revenons avec un article de Joseph Ngondi, nouveau collaborateur de Durala pour le web. Il est basé au Cameroun et est le coordonateur del'association RCI CLUB MEDIA (club radio Canada au Cameroun). Bienvenue à Joseph dans l'équipe!

Madagascar : le jeune loup a des dents bien longues.
par NGONDI JOSEPH MARIE

Le président évincé de Madagascar vient d’être condamné par contumace à quatre ans de prison.

La Haute autorité de transition en place dans cette île de l’océan indien, dirigée par l’ancien maire d’Antananarivo Ange Rajoelina l’accuse d’avoir mêlé fonds publics et fonds privés dans l’achat d’un avion présidentielle en 2008.vraie ou fausse accusation ? Toujours est-il que les partisans du président déchu dénoncent de vive voix cette parodie de justice qui selon eux souffre de beaucoup de vices de procédures. Une décision qui, il faut le dire, vient compliquer le processus de transition mise en œuvre depuis l’éviction de Marc Ravalomanana. La haute autorité de transition a t-elle donc choisi la voie du règlement compte pour définitivement écarter le président déchu d’un éventuel retour au pouvoir ? Le jugement qui vient d’être rendu peut bien laisser cour à cette conjecture. Est-ce à dire que le régime de l’ancien président fut un échec ? que les années passées au pouvoir par Marc Ravalomanana furent un véritable cauchemar pour les populations malgaches comme veut le faire croire le nouvel homme fort de Madagascar ? L’opinion publique et la population malgache reste pourtant divisé à ce propos. Les partisans des deux leaders continuent de rivaliser d’adresse sur la place publique pour marquer leur soutien indéfectible à l’un de ces hommes politiques.

Il sera désormais difficile pour Marc Ravalomanana de reprendre les choses en main. L’équation d’un retour aux affaires devient difficile à résoudre. Jusque là, la témérité de ses partisans est restée infructueuse. Le nouvel homme fort de Madagascar tient bon et le voilà qui commence à sortir ses griffes. La leçon que l’on peut tirer de cette nouvelle actualité est claire : Ange Rajoelina est tout sauf un agneau. Il ne donne pas l’impression de jouer avec le feu. Malgré tout, nombreux sont ceux là qui se posent encore des questions sur ses parrains supposés ou réels. Toujours est-il que, comme on peut le constater, l’étau commence à se resserrer autour du désormais ancien président. Quel stratégie adoptera t-il pour contrer ce nouvel obstacle à son retour au pays ? Alors que le nouveau pouvoir consolide ses positions, l’auréole par contre qui, en l’an 2000 avait conduit Marc Ravalomanana aux affaires, semble s’effriter considérablement.

Une chose demeure aussi certaine : Madagascar est loin d’avoir retrouvé sa stabilité. Pendant ce temps, le monde entier observe en spectateur résigné, cette pièce qui manque de metteur en scène déclaré. Tout se passe comme si la situation à Madagascar n’intéressait pas la communauté internationale qui se contente juste de condamner ce changement de régime anticonstitutionnel, sans véritablement frapper du point sur la table. Que de déclarations, de condamnations sans effet jusque là ! On peut le comprendre, seul le jeu des intérêts compte à ce niveau. Il faut absolument être prudent car nul ne sait de quoi demain sera fait. « On ne soutient à ce niveau que celui qui accorde le maximum de garanties et d’opportunités économiques » déclare un homme politique camerounais au sujet de la crise malgache.

Au regard du silence coupable des uns et des autres, la communauté internationale titube et les positions demeurent divergentes. On comprend que le nouveau régime en place finira bien par être reconnu par les institutions internationales, à l’instar de tous ces régimes autoritaires qui sont parvenus à s’imposer par la force des armes ou de la rue, en foulant au pied la constitution. Au delà de toutes cet imbroglio constitutionnel et du jeu d’intérêt, peut-on déduire en fin de compte que le nouvel homme fort d’Antanarivo est entrain de se tailler une veste à sa mesure ?
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Friday, November 28, 2008

Gage et Rachelle Jeanty: la soul québecoise a une âme duralienne













Ce vendredi nous accueillions à Durala deux artistes qui me tiennent beaucoup à coeur: Rachelle Jeanty (dont j'avais parlé ici et ici) et Gage (dont j'avais parlé ici). Une émission riche en contenu dans laquelle on explore non seulement l'africophilie de Gage et Rachelle, ce qui les anime et les révolte mais surtout ou l'on discute des blocages dans l'industrie de la musique au Québec qui fait que ses plus grands talents soul sont quasiment contraints de s'exporter vers la France ou ils rencontrent un succès considérable (voyez les exemples de Gage, Zaho, Marc-Antoine, tout trois québecois) ou de lisser leur aspérités stylistiques et culturelles pour retenir ne serait-ce qu'une once de l'attention de l'auditoire québecois. Écoutez donc cette émission (ici) et faites moi part de vos commentaires!

Faites un tour sur les sites de Gage (ici) et Rachelle Jeanty (ici)et n'oubliez pas que Rachelle se produit le 4 novembre 2008 au Kola Note dans le cadre d'un concert lancement de son 2e single ’’Loin, loin de la ville feat. Boule Noire’’ et la levée de fonds pour le programme Art et Culture pour les enfants de la DPJ, en mémoire de M.Thurston. 50% des bénéfices iront à cette cause.
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Tuesday, August 19, 2008

Mois de Juillet, mois africophile

Les deux dernières semaines dui mois de Juillet ont été fortes en sensations pour l’équipe de Durala. Munis de nos passes médias nous avions des entrées pour tous les concerts du Festival International Nuits d'Afrique...et nous en avons profité. Nous avons vu Dobet Gnahoré, Menwar, André-Marie Tala, Souleymane Diamanka, Fallou Dieng, Seun Kuti, Boucar Diouf, James Azola, Idir, Syncop, Etran Finatawa, Black Umfolosi, Mulolo Plus et Kadan’s.

14 artistes de talent, un échantillon de tous le talent qui était présent à Montréal dans le cadre de cette 22ème édition du Festival Nuits d’Afrique.


Quelques mots?


Dobet Gnahoré: artiste extraordinaire, une énergie à tout casser. Un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté, toute catégorie confondue. B


lack Umfolosi et Etran Finatawa: des groupes qui nous ont ouverts à un style musical traditionnel que nous n’avions jamais vu en live. Black Umfolosi: le Zimbabwe, des voix puissantes acappella et Etran Finatawa, la musique de nomades du Niger: leurs habits traditionnels et leur énergie nous ont charmés.


James Azola: un grand artiste avec un très grand coeur. Nous avons eu le plaisir de l’avoir à notre émission dés le début du Festival et il nous a parlé de ses combats. Tout à fait inspirant.


Boucar Diouf: il partageait la soirée de James Azola et nous présentait des chansons de son enfance en sereer. Accompagné de son épouse au synthé il nous plongeait dans ses souvenirs d’enfance tout en y ajoutant quelques moments de comédie. Si je dois regretter une chose ce sont bien ces quelques moments de comédie. Certaines blaguounettes s'appuyaient sur des lieux communs sur les africains et africaines déjà trop exploités à mon goût/


Syncop: Nous avons eu l’occasion de rencontrer Karim Benzaid, lead du groupe, et j’ai vraiment beaucoup apprécié la musique, l’esprit très “duralien” de faire des liens entre nos contrées d’origine, nos expériences de jeunesse et notre réalité actuelle.


Fallou Dieng: last but not least, nous l’avons vu deux fois en spectacle: le samedi 19 au National et le lendemain en fermeture des spectacles en plein air au Parc Émilie Gamelin. Il a mit le feu, tout simplement. Ses musiciens, son danseur, toute son équipe a tout donné, c’était excellent. À ceux qui se demandent qui pourrait ravir le flambeau international du Roi du Mbalax à Youssou Ndour...il n’est probablement pas encore à ce stade là mais on devrait sans nul doute le surveiller.



La suite dés que je réussis à me mettre en mode productif (note: je suis en vacances à Dakar et le mieux que j'arrivais à faire jusque maintenant c'était vérifier mes emails...patience...)


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Sunday, May 04, 2008

Excellence...

Hier soir se déroulaient les Galas d'Excellence de Choq FM au Belmont, au coin de Saint-Laurent et Mont-Royal.

Nous étions nominés avec Durala - D'une Rive à l'autre pour Meilleure émission d'information et d'affaires publiques, avec Les idées sont dans l'air pour Meilleure Réalisation et moi même pour Bénévole de l'année. De ces trois nominations une seule nous est revenue, Meilleure émission d'information, en ex aequo avec l'émission traîtant de la vie associative uqamienne A.G.I.

La soirée était super sympa, elle avait tout d'une remise de prix de grande classe, roulement de tambour compris et ouverture d'enveloppe.
Les remerciements étaient parfois touchants, souvent drôles et ponctués de "je ne m'y attendais vraiment pas" c'est cela oui...t'étais nominé bien sur que tu t'y attendais!

Le dernier prix remis était "Émission de l'année". Ok, je vais admettre que j'étais un peu vexée que Durala n'ait pas été nominé pour ce prix...j'avais tort...parce que nous étions nominés...nous ne le savions juste pas. Nous étions donc assez surpris d'entendre notre nomination et encore plus de gagner. Ok...pour le coup je ne m'y attendais VRAIMENT pas...pardon à ceux dont je me suis moquée quelques lignes plus haut. Merci à Choq pour la surprise, ça a décuplé le plaisir.

Ceux qui me connaissent bien savent combien je suis émotive mais je n'ai pas pleuré à la remise de prix...et toc, j'ai été un roc.
Ceci étant dit, il m'est difficile de mettre des mots sur ce que ce prix représente à mes yeux. et combien j'adore être en compagnie d'Audrey, Ansfrid et des nouveaux invités pour chaque semaine discuter, rire et écouter de la musique.

C'est génial parce que je ne savais pas, lorsque je rédigeais le petit document de présentation de notre projet radio avec Jessica en 2006, que Durala m'aurait apporté autant de satisfactions. Je ne peux que souhaiter que cette émission continue pendant longtemps longtemps et longtemps encore; et que, d'une rive à l'autre, nous la poursuivions malgré les voyages, déplacements, nouveaux projets et aléas de la vie.

Voilà, maintenant je vais pleurer.
Lisez la suite de “Excellence...”

Saturday, March 22, 2008

Hoptimum : Festival départemental de danse Hip Hop

Un événement à noter sur vos agendas : le Festival Hoptimum!!

Le 30 mars, il sera de passage à l’Espace Prévert de Savigny-le-Temple dès 16h.

Le festival de danse hip-hop " Hoptimum " invite des compagnies du monde entier à présenter leurs chorégraphies partout en Seine et Marne (77). Au programme:

"Le dernier survivant de la caravane" - De et par Bouba Landrille Tchouda (Cie Malka)
"Zahrbat" - De et par Brahim Bouchelaghem (Cie Accrorap)

Deux solos qui mettent l'Afrique au centre de leur art. A découvrir!

Espace Prévert
Le Miroir d'Eau - 77176 Savigny-le-Temple
Infos: 01 64 10 55 10
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J'ai faim!

Dimanche midi, je m'apprête à me sustanter et je pense à la cuisine de maman, genre des beignets (photo ci-contre)....


Bien sûr, en digne fille de ma mère, j'ai eu droit à des cours particuliers. Si, si ! Je sais faire la cuisine de mon pays d'origine, le Congo, mais bon je n'égalerai jamais la cuisine de maman. Alors par souci de changement, envie d'impressionner ou tout simplement par curiosité, j'ai décidé de prendre un nouveau chemin alimentaire...

Ce dimanche, j'ai donc décidé d'aller à la découverte d'autres cuisines. Quoi de plus normal que de commencer par ce qui m'est familier. En effet, j'ai toujours eu un sentiment d'agacement lorsque j'entendais l'expression "la cuisine africaine", comme si il n'y en avait qu'une seule. En dehors de l'aloko, du thiep bou dien, du couscous, du saka saka et autres spécialités connues, je n'avais pas beaucoup d'exemples pour contre-argumenter. Je pallie donc à ce manque sur "les cuisines africaines" en me lançant dans cette balade gourmande.

Et vous africains et africophiles, qu'est-ce que vous connaissez des cuisines africaines?

Un bon début pour vous (et pour moi), ce blog découvert par hasard sur la toile
http://www.blogs-afrique.info/cuisine-afrique/

Voici quelques recettes de ce blog, et d'ailleurs, pour vous mettre l'eau à la bouche : l'atkeult wat éthiopien, poitrine d'agneau épicée marocaine ou biryani sud-africain.

Bon je ne vous dirais pas si j'ai réussi ou non ces recettes du continent de Makeda, ça me regarde!

Bonne balade.
Lisez la suite de “J'ai faim!”

Saturday, February 02, 2008

De l'autre côté du pays

On vous a parlé de ce documentaire De l'autre côté du pays, en voici un extrait.
Une version plus courte va être diffusée le 4 février sur Télé-Québec. Pour écouter l'émission à laquelle la réalisatrice Catherine Hébert a participé cliquez ici.

Lisez la suite de “De l'autre côté du pays”

Thursday, November 15, 2007

Et l'arche pris l'eau....

Qu'obtenez-vous en mélangeant diplomatie, urgence du Darfour, humanitaires improvisés ? Réponse: L'Arche de Zoé...

Synopsis de cette incroyable aventure :

Acte 1: Cri d'alarme
"Il faut sauver les enfants du Darfour pendant qu’il est encore temps. Dans quelques mois, ils seront morts !"
lance l'association française sur son site. Le but affiché était d'évacuer des centaines d'orphelins de moins de 5 ans vers la France pour y retrouver des familles d'accueil bénévoles. Des procédures de demandes d'asile en Europe devaient être mises en route par "l'intermédiaire d'un tuteur légal".

Acte 2 : Sur le terrain
L'association renommée Children Rescue opère sur le sol tchadien. Grâce à un réseau de chefs de village, ils identifient et recueillent des "orphelins du Darfour". Leur évacuation est mise en place pour le mois d'octobre. Le couperet tombe à l'aube du début de l'évacuation : les membres de l'association, leurs collaborateurs locaux et l'équipage de l'avion affrêté sont arrêtés. L'opération est déclarée illégale par les autorités tchadiennes. Les enfants sont regoupés dans un orphelinat.

Acte 3 : Tempête médiatique et diplomatique
L'affaire est sous les feux des projecteurs. Le président tchadien s'insurge contre les actions de l'Arche de Zoé : opération illégale, enlèvement d'enfants tchadiens. En effet, seuls quelques enfants étaient tchadiens et non soudanais, absolument pas orphelins. Le président français qualifie cette opération de scandale. Les médias français surnomment les membres de l'association de 'pied-nickelés' de l'humanitaire.

Epilogue : Victoire du droit?
Au-delà du résumé des faits qui soulignent pour les uns "l'arrogance de l'atruisme occidental", pour les autres "la naïveté de personnes voulant sauver des enfants". - Je vous laisse découvrir par vous-même, les faits qui leur sont reprochés en détail car tout n'est pas encore très clair. -
Retour des journalistes français suivants l'association, arguments de l'association justifiant l'opération, réaction de la population tchadienne.

L'affaire continue de déclencher les passions : faites-vous votre propre opinion sur l'affaire.

Pour alimenter la réflexion, je vous soumets trois questions :

Quel est l'impact de cette opération sur la situation dramatique au Darfour?
Quel sort sera réservé aux encadrants tchadiens, gardiens des enfants sur place, qui ont participé, à leur insu à une opération illégale ?
Est-ce que la fin justifie les moyens ?

PS: L'émission d'Une Rive à l'Autre en parlait lors de son édition du 26 octobre 2007.
Lisez la suite de “Et l'arche pris l'eau....”

Monday, November 12, 2007

Une araignée afro sur la toile!

Coup de projecteur sur un portail web afro-caraïbéen: Ananzie.net
Site de/par la communauté afro, ce portail se veut un lieu d'échanges, de découverte sur les cultures afro. Présentation léchée, articles sérieux ou légers et des rubriques intéressantes et originales : afo dating, annuaire d'associations, afrostylies... Chacun peut y trouver son compte.
Ananzie, un site à suivre de près ? Je vous laisse en juger par vous-même.

Bon surf dans l'afro lifestyle!!!!!

A découvrir aussi le blog
PS: Ananzie en hommage à l'araignée ananzé, conteuse de légendes africaines
Lisez la suite de “Une araignée afro sur la toile!”

Lire et le partager

De retour sur la blogosphère après de nombreuses... procrastinations, j'ai décidé de vous faire découvrir la lecture!!! Non je n'ai pas la prétention de jouer les intellos inspirants ou la critique littéraire grinçante.

En fait, je viens de découvrir un phénomène inspiré des Etats-Unis qui se propage en France: les clubs de lecture. J'entends déjà d'ici les oh non, mouais et autres onomatopées exprimant un certain sceptisme. EH bien oui ça peut être intéressant! En tout cas, c'est le but affiché du club READ!

La fondatrice le décrit comme "un club de lecture qui s’ouvre à la littérature dite « noire », qui a la volonté de faire découvrir des ouvrages dont les auteurs sont d’origine africaine, caribéenne, afro-américaine et issus de la culture Hip-Hop. L’objectif étant de partager nos impressions à propos de nos lectures, lors de nos rencontres. "

Après "Je suis noir et je n'aime pas le manioc" ou "Une si longue lettre" les membres du club se penchent sur le roman "Négresse" de Fatou Biramah et Sophie Blandinières. Ces rencontres permettent d'échanger, de comparer les idées des uns et des autres dans la bonne ambiance. L'auteur( e) de l'oeuvre est parfois présent, donnant une perspective complète des 2 côtes de la fontière..

Bref, j'ai décidé d'aller y faire un tour! Je vous tiens au courant..Prochaine rencontre le 16 décembre dans un café parisien. Pour plus d'infos sur READ!
Lisez la suite de “Lire et le partager”

Thursday, October 25, 2007

Je me lance!!

Je n'aurais jamais pensé faire de confessions sur la toile, mais bon tout le monde raconte un peu sa vie alors pourquoi se priver: C'EST DUR D'ÉCRIRE!
Oui je l'avoue c'est difficile, on arrive devant l'écran, on a une bonne idée,on commence à coucher les mots sur l'écran(faute de feuille). On perd le fil de son idée géniale au fur et à mesure que l'on écrit, on commence à revenir sur ce qu'on a écrit, on se questionne. Est- ce vraiment pertinent, ma réflexion à deux balles va-t-elle intéresser quelqu'un? ( Oui, même dans l'écriture il y a le désir de plaire je pense)
Alors quand on arrive à peu près à la 10 ème ligne, on abandonne, on se trouve une excuse pour faire autre chose et on reporte.Vive la procrastination, mère de tous mes vices! J'ai trouvé un moyen simple pour contrer ce grand problème, je vais tout publier. Dès que ce sera intelligible je publierai le post.Même si c'est inachevé c'est pas grave.
Bon alors on commence tout de suite...
Lisez la suite de “Je me lance!!”

Saturday, October 20, 2007

News et sarcasme: c'est mon truc ça!

A la recheche des inspiration pour une de mes chroniques futures et j'ai atterri sur un site qui m'a intéressé...C'est un site sur lequel on trouve un blog, une émission de radio basés sur l'Afrique et dont le ton est résolument sarcastique (ça me rappelle quelque chose...hihi)
Voyez plutôt le titre de quelques uns des articles sur le site:

La Pompafrique
Pénurie de blé, mais toujours de l’oseille à se faire
France-Rwanda : nettoyage au Kouchner ?
Le samedi dans le Paris Bamako, c’est le jour de tabassage

Avouez que c'est trop bon!
Bref, ceux qui me connaissent sauront combien j'apprécie ce ton, j'y naviguerais donc souvent et vais bientôt écouter leurs émissions. Les idées sont dans l'air les amis, les idées sont dans l'air!

Ça s'appelle Primonde et c'est ici
Lisez la suite de “News et sarcasme: c'est mon truc ça!”

Le Droit à l'Alimentation

Quelques infos sur la Journée Mondiale de l'Alimentation célébrée le 17 octobre 2007. Les chiffres sur la faim dans le monde sont toujours plus alarmants. Nous ne cessons d'en parler à Lisdla et à Durala, un article de l'ONU donne une mise à jour sur la question.

Source : ONU

L'alimentation, un droit fondamental qui échappe à 854 millions de personnes dans le monde.

A l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation, le Secrétaire général a rappelé que le droit à l'alimentation, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, ne profite pas à 854 millions de personnes dans le monde, un chiffre en progression ces dernières années.
« C'est pour cela que le droit à l'alimentation a été choisi comme thème de la Journée mondiale de l'alimentation cette année », a déclaré Ban Ki-moon dans un message publié aujourd'hui. « Nous devons faire entendre la voix de 854 millions de personnes. Nous devons travailler pour défendre leur droit humain fondamental », a-t-il souligné.

La planète dispose de suffisamment de ressources pour nourrir l'ensemble de la population, a indiqué l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Pourtant, le premier Objectif du Millénaire pour le développement, qui vise à éradiquer l'extrême pauvreté et la faim, est loin d'être atteint.

« La reconnaissance du droit humain à l'alimentation impose aux Etats l'obligation de respecter, protéger et faciliter - et fournir si besoin est - l'accès à l'alimentation », a affirmé la Haut Commissaire aux droits de l'homme Louise Arbour dans un communiqué publié à Genève.
Elle a rappelé que les droits de l'homme étaient indivisibles et que le droit à l'alimentation était essentiel pour jouir des autres droits. Adopter une approche qui privilégie les droits de l'homme dans leur ensemble est donc nécessaire pour assurer la sécurité alimentaire et permettre aux personnes de « tenir leur gouvernement pour responsable ».

Par ailleurs Jean Ziegler, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, a parlé de « l'incohérence » des Etats dans un communiqué publié aujourd'hui. Alors que de nombreux Etats ont reconnu le droit à l'alimentation, et que beaucoup ont ratifié la Convention sur les droits de l'enfant, ils ont adopté des politiques commerciales qui auront des conséquences négatives sur le respect des droits humains dans d'autres pays, a-t-il dénoncé.
Par ailleurs, le Rapporteur a qualifié la conversion du maïs, du blé, du sucre et de l'huile de palme en combustibles de « recette pour un désastre ». Le risque de concurrence entre combustible et alimentation laissera les pauvres et les affamés « à la merci des prix croissants de l'alimentation, de la terre et de l'eau ».

Jean Ziegler a appelé à ce que le droit à l'alimentation soit respecté « par toutes les organisations intergouvernementales et par tous les acteurs non-étatiques, y compris les entreprises transnationales ».
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L'ADN des polygames

L'auteur du livre dont nous avons souvent parlé au cours de notre émission sur Choq FM Noirs dans les camps nazis, Serge Bilé, s'est exprimé sur la question des tests ADN désormais préalables aux regroupements familiaux des immigrants en France et par la même sur ce qui semble être à la base du mépris et du manque de respect subit par les africains de par le monde occidental, la mauvaise connaissance de l'histoire et des anciennes civilisations africaines. Bonne lecture.



L'ADN des polygames
par Serge Bilé publié sur Africultures le 11/10/2007

A l'heure où la France cherche à réduire ses dépenses publiques, il est surprenant que ses députés et sénateurs gaspillent l'argent des contribuables dans un interminable débat sur le regroupement familial, dont on connaissait, par avance, l'issue.

Car, que révéleront les tests ADN, qu'on ne sache déjà ? D'abord que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire", d'où son retard ; ensuite qu'il reste, même loin de sa base, un indécrottable "polygame", d'où les émeutes en banlieues ; enfin que la violence est "culturelle" chez les Noirs, d'où leur incapacité à s'intégrer ; sans oublier qu'il y a "trop de Blacks chez les Bleus", d'où leur défaite à la dernière coupe du monde de football !

S'ils s'étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, avec les économies réalisées, enrichir la bibliothèque de l'assemblée nationale et du sénat, voire celle de la présidence de la république, de quelques ouvrages essentiels, pour les aider à combler leurs lacunes sur l'Afrique, dans la perspective des futures lois sur l'immigration qu'ils ne manqueront pas de voter à nouveau.

Ils auraient pu, ainsi, acquérir le récent livre de l'historien anglais Hugh Thomas, La Traite des Noirs, qui rappelle, opportunément, qu'au, Moyen-âge, donc bien avant l'esclavage et la colonisation qui l'ont affaiblie, "l'Afrique de l'ouest travaillait le fer et l'acier comme l'Europe au 13ème siècle avant l'utilisation de la force hydraulique", et que "la plupart des foyers africains avaient des couteaux, des épées, des haches et des houes de ce métal". L'évidence même !

Ils auraient pu se procurer, également, les fameuses Descriptions de l'Afrique, du voyageur andalou Léon l'Africain, qui visita Tombouctou, en 1526, et s'enthousiasma pour cette cité florissante et moderne, traversée "par des canaux", servant à recevoir l'eau du fleuve Niger en cas de crue. Un tiers des 70 à 80.000 habitants de la ville était des étudiants "pleins d'ardeur pour la science et pour la vertu".
Ils fréquentaient l'université de Sankoré, dont le niveau des enseignements n'avait rien à envier aux facultés de Cordoue, Damas, Grenade, ou du Caire, comme en témoigne la surprise d'un lettré arabe, arrivé de la Mecque pour occuper une chaire de droit. "Il se fixa à Tombouctou et trouva cette ville remplie d'une foule de jurisconsultes soudanais. Aussitôt qu'il s'aperçut que ceux-ci en savaient plus que lui en matière de droit, il partit pour Fez, s'y adonna à l'étude du droit, puis il revint se fixer de nouveau à Tombouctou".
Faut-il, par ailleurs, rappeler, que L'Afrique noire connaissait, à cette époque, pas moins de… sept systèmes d'écritures qui, pour des raisons historiques, n'ont pas eu le développement de ceux des peuples asiatiques et européens : les écritures arako et nsibidi du Nigeria, giscandi du Kenya, ou encore mende de Sierra Leone, pour ne citer qu'elles.

Faut-il, également, souligner, que c'est au Congo, que l'archéologue belge, Jean de Heinzelin de Braucourt, a découvert, en 1950, la plus ancienne calculette préhistorique, connue, aujourd'hui, sous le nom de bâton d'Ishango ? Il s'agit d'un petit os, datant de 20.000 ans av J.C., sur lequel figure une série de nombres, et qui prouve que les Africains maîtrisaient les mathématiques bien avant tout le monde.

S'ils s'étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, aussi, acheter et lire Voyages dans l'intérieur de l'Afrique de Mungo Park, cet aventurier écossais, qui sillonna le continent noir au xviiie siècle. Il a fourni de précieuses indications sur les connaissances médicales des "Nègres" qu'il rencontra, et qui se révélèrent "meilleurs chirurgiens que médecins", tant ils excellaient "dans le traitement des fractures et des dislocations", savaient guérir les fièvres, par des bains de vapeur, et soigner la cataracte.
La lecture de ces livres, et de quelques autres, montre bien que la période précoloniale fut, pour le continent noir, une période faste, marquée par un bouillonnement culturel, un développement économique et une stabilité politique, incarnés, notamment en Afrique de l'ouest, par trois grands empires, celui de Ghana, de Mali, et du Songhaï, qui égalaient, en puissance, leurs lointains voisins arabes et européens, avec lesquels ils entretenaient des relations suivies. Leurs monarques étaient, d'ailleurs, sur bien des plans, en avance sur leur temps :

- Soundiata Keïta fit adopter, au 13ème siècle, une charte des droits de l'homme et du citoyen, la fameuse charte de Kouroukan Fouga, dont l'article 16 stipulait, déjà, que "les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements".

- Aboubekr II entreprit de traverser l'Atlantique et de rallier l'Amérique, bien avant Christophe Colomb, comme le rapporte l'auteur égyptien du 13ème siècle Al-Omary.

- Mohamed Aboubakr créa, dès le 16ème siècle, une armée de métier et un ministère de… l'intégration pour les étrangers, arabes et européens, qui venaient dans le pays.

Il y eut, justement, parmi ces étrangers, un voyageur français, du nom de René Caillié. En route pour Tombouctou, il fit une halte à Djenné, le 11 mars 1828, et découvrit, en même temps que l'hospitalité du lieu, l'histoire de cette île, dont le fondateur, le sultan Konboro, s'était converti à l'islam, au douzième siècle. Il avait, à cette occasion, demandé, expressément, aux oulémas, les docteurs de la loi, de prier Dieu d'accorder au moins deux choses à sa ville.

La première : "Que, celui qui, chassé de son pays par l'indigence et la misère, viendrait habiter cette ville, y trouvât en échange, grâce à Dieu, abondance et richesse, de façon qu'il oubliât son ancienne". Et la seconde, encore plus étonnante : "Que la ville fut peuplée d'un nombre d'étrangers supérieur à celui de ses nationaux".

Ce n'est pas aujourd'hui qu'on entendrait ça !!!

Serge Bilé
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Monday, October 15, 2007

Chez Durala, on aime se fendre la poire!

On recommence les activités de bloggage en douceur avec un petit clip. Vous le savez, chez Durala on aime bien rigoler. C'est Patson et c'est du bon! Enjoy!

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Un poète urbain

Le 12 octobre 2007 nous accueillions à D'Une Rive à l'Autre sur Choq FM Fabrice Koffy, poète urbain, qui nous en apprend plus sur son art Poesic... En info nous parlons d'Haiti, Soudan, intérêt américain et le prix de la guerre. En musique nous avons Dinah Vero et Dj Cam Quartet en Jazz, Capoeira de Angola et Batucada (Bebel Gilberto) en musique du soleil, Koffi Olomidé et Dj Flammezi en mode farotage et, last but not least Fabrice Poète Urbain en mode Poesic. Pour écouter l'émission cliquez ici
Pour plus d'infos sur sur Fabrice cliquez ici
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Friday, September 28, 2007

Durala sur Choq Fm

L'émission D'une Rive à l'Autre sur Choq FM continue et nous allons, lentement mais surement, vers la fin de notre deuxième année. Comme on dit "dans la blague" j'en suis désormais à plus de 50 émissions...et dire que nous avions commencé juste comme ça...Un ti coucou à l'équipe du début: Patricia, Jessica, Julie et à l'équipe qui a permis de maintenir le concept, le "Double A gagnant": j'ai nommé Ansfrid et Audrey.



PS. Quand je cite cette phrase "Never be afraid to try something new. Remember amateurs built the ark. Professionals built the Titanic" j'y crois vraiment...cette aventure duralienne en est la preuve...


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C'est reparti

Bon...nous avons été absents de la blogosphère au cours des dernières semaines (euhh..mois) que dire, la fin de l'été, la rentrée, les petites choses de la vie nous en ont éloignés...bien que nous n'ayons, avouons-le, jamais été les plus assidus des bloggeurs. Ce post signerait-il le début d'une nouvelle ère pour ce blog? Une ère prolifique en publications passionantes, une ère sous le signe d'une prospérité littéraire de la part de l'équipe de duraliens?
Seul le temps nous le dira.
On garde espoir.
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