(Photo: Chute de la Vina)
par NGONDI JOSEPH MARIERCI CLUB MEDIA-CAMEROUN
La communauté internationale a célébré ce 05 juin 2009, la 36e édition de la journée internationale de l’environnement sous le thème : « votre planète a besoin de vous : unissons nous contre les changements climatiques. Une journée dont le mérite est d’inciter tous les citoyens du monde à un engagement critique pour la protection de notre espace vital.
L’on ne saurait plus nier aujourd’hui toutes les atteintes qui affectent notre environnement et qui sont à l’origine de multiples changements climatiques à l’instar du réchauffement de la planète qui fait la une des media. Un réchauffement dont les conséquences sont visibles sur notre climat. Au Cameroun par exemple, où l’on vit sous le climat équatorial et tropical, il est devenu difficile de délimiter les saisons à cause de nombreuses variantes inconnues par le passé. Conséquence des changements climatiques, les saisons de pluies et les saisons sèches se chevauchent aujourd’hui sans véritable logique. Un phénomène qui affecte la pratique de l’agriculture dans un pays où les populations vivent essentiellement des produits de l’agriculture. Certains paysans croyant la saison sèche à son terme, ont vu leur semis complètement brûlés par le soleil ; de même que l’abondance des pluies a provoqué une érosion significative du sol, emportant sur son passage, engrais et humus.
Plus besoin de le dire, notre environnement est en pleine mutation. Feux de brousse, déchets toxiques, déforestation, engrais chimiques, ordures ménagères non collectées et non recyclées, eaux usées non traitées, braconnage et bien d’autres menaces pèsent sur notre environnement.
Plus que par le passé, il est impératif pour tous de se lancer dans cette bataille dans la sauvegarde de notre écosystème. La ratification et l’application du protocole de Kyoto par tous les Etats serait ainsi un gage efficace de survie pour notre planète qui, il faut le reconnaître est véritablement en danger. L’augmentation du niveau des mers est une des conséquences de ces changements climatiques qui, plus d’une fois, ont attristé notre planète. On garde ainsi encore en mémoire, le tsunami tragique de 2006 qui a englouti plus de 230 000 personnes en Asie. On ne manque pas aussi de faire mention de la déglaciation des zones polaires qui progresse d’une manière significative. Autant de phénomènes qui attestent que notre planète a besoin qu’on la protège pour assurer un avenir radieux aux générations futures.
Au Cameroun pour parer à ces impacts environnementaux, le programme « sahel vert » fut lancé dans les années 70, une vaste opération de reboisement qui a porté ses fruits dans les provinces situées au nord du Cameroun, en permettant de contrer la progression du désert.
Pour accroître la conscience environnementale, des clubs environnement sont crées dans les établissements scolaires dans le but de sensibiliser les jeunes à ce combat dont les enjeux sont majeurs. La lutte contre la déforestation suit son cours : des campagnes de reboisement sont lancées durant l’année, campagnes qui consistent le plus souvent à la mise en terre des arbustes. Les populations sont conseillées de faire un usage rationnel du bois de chauffage, largement utilisé au Cameroun dans la cuisson des aliments. La lutte contre le braconnage est accentuée par les autorités de l’Etat . C’est dans ce contexte que plusieurs aires protégées ont été créées. Le Cameroun, grâce à la réserve du Dja, dispose aujourd’hui de la deuxième réserve mondiale en oxygène après la grande forêt amazonienne. La promotion des engrais naturels est une option qui permet aux paysans de conserver la fertilité des sols. La promotion d’un « tourisme vert » est une option qui permet de mettre en exergue le potentiel écologique du Cameroun, Afrique en miniature. Des visiteurs peuvent ainsi découvrir des richesses naturelles variées n’existant plus sous d’autres cieux. Richesses pourtant essentielles pour assurer l’équilibre et la stabilité de notre environnement. La réglementation sur la protection de l’environnement et des écosystèmes appliquée au Cameroun permet une gestion efficace de la faune et de la flore. Un système juridique répressif a même été mis en place. Finie l’époque où l’on pouvait assassiner des espèces protégés pour des fins commerciales en toute impunité. Autant de mesures qui pourraient conduire à un meilleur équilibre de l’écosystème et partant à une prise en charge plus efficiente de notre planète si chaque Etat prend cause pour la protection de notre environnement qui, il faut le reconnaître, est notre raison de vivre, quoiqu’on dise. Il est temps de nous unir, comme nous le conseille le thème retenu pour cette édition de journée de l’environnement. ce n’est que dans cette optique que nous convergerons vers des solutions globales pour faire face aux crises environnementales qui secouent la planète, l’objectif étant de faire de notre planète un endroit où on peut bien vivre ou vivre bien grâce à la productivité des industries et des sols, mais aussi un espace où il fait bon vivre parce que l’on peut y respirer un air pur, dénué de toute substance nocive.
NGONDI JOSEPH MARIE est basé au Cameroun et nous envoie ses opinions et réflexions. Il pose un regard intéressant sur l'actualité internationale. N'hésitez pas à le commenter.
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